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2026-08-12 00:34:34 +00:00

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CUBION DOCKING STANDARD — spec v0 de l'amarrage universel du space-cubion

La face du space-cubion est le connecteur éternel de la matière, comme le triplet est le connecteur éternel de la donnée (@ref{adressage-generatif-triplet-v0}) et le CFC RS-485/π le connecteur de face du Cubion terrestre (@ref{cubion:3}). Ce qu'on gèle ici : la géométrie des six faces, ce qui traverse une face, et le cycle de vie mount = amarrage / unmount = fork.

J0bot · Août 2026 · AGPL-3.0 · spec — v0 · cubion-docking-standard-v0 · 🛸 Convention : [POSÉ] = gelé/décidé · [HYPOTHÈSE] = attendu mais non prouvé. Régimes : RÉEL (physique établie) · PRÉSENT (ingénierie 2026 plausible) · TURFU (spéculatif).

Vocabulaire : « cubion » a DEUX sens dans XERB0XI0N. Le sens logiciel (une composition de ploxions, config/cubions.php) et le sens vaisseau (space-cubion, ce document, config/cubions_vaisseau.php). Les deux coexistent ; le registre est séparé. Décision RS-7, 11.08.

0. Ce que ce document gèle

Un space-cubion est un ploxion physique (@ref{space-cubion:2}) : une brique autonome qui s'agrège par contrat et se sépare proprement. Ce standard fige l'interface qui rend ce contrat mécanique : six faces identiques, androgynes, éternellement rétrocompatibles. Tout le reste du vaisseau (propulsion, habitat, matériaux) peut évoluer librement ; la face, non. C'est le même dogme que le triplet : le connecteur ne change plus en grandissant, sinon la forkabilité meurt avec la première génération incompatible. Un space-cubion de l'an 3000 doit pouvoir s'amarrer à un space-cubion d'aujourd'hui — la rétrocompatibilité éternelle n'est pas une préférence d'ingénierie, c'est la condition de survie du droit de partir.

1. Géométrie : six faces identiques androgynes [POSÉ]

  • Arête nominale 4 m = 2⁸ bions. Le Bion fait 16 mm (2⁴ mm) ; 2⁸ bions = 4 096 mm. On dit « 4 m » ; la cote exacte gelée est 4,096 m — la chaîne base-2 du Bion au vaisseau ne se brise jamais (@ref{space-cubion:8.1}). Volume ~69 m³, dont ~3545 m³ habitables.
  • Les 6 faces sont identiques. Pas de face « avant », pas de mâle/femelle : toute face de tout space-cubion s'amarre à toute face de tout autre. Symétrie de rotation 90° : quatre orientations d'amarrage valides par face, l'agrégat pave ℤ³ sans contrainte d'attitude.
  • Androgyne = extension d'un standard RÉEL. L'International Docking System Standard (IDSS, publié par le Multilateral Coordination Board de l'ISS, IDD rev. E, héritier des mécanismes androgynes APAS-89/95 ; implémenté par le NASA Docking System et le Crew Dragon) prouve depuis des années que le docking androgyne any-to-any vole. Le CDS reprend l'architecture IDSS (anneau de soft capture + verrouillage hard capture + tunnel pressurisé Ø ≥ 800 mm) et l'étend sur trois points que l'IDSS ne couvre pas : cadre carré pleine-face (au lieu d'un port circulaire sur une coque), transfert de fluides obligatoire, et handshake logiciel signé (§3).
  • Une face = un cadre 4 m, comportant :
    1. le passage pressurisé central (Ø ≥ 800 mm, héritage IDSS, écoutilles des deux côtés) ;
    2. la structure : reprise des efforts d'accélération et de couple à travers l'agrégat (l'agrégat est UNE structure, pas un chapelet) ;
    3. les connecteurs périphériques : puissance · données · fluides (§2).

2. Ce qui traverse une face [POSÉ] sur la liste, [HYPOTHÈSE] sur les dimensionnements

Bus Contenu Héritage
puissance bus continu partagé, chaque cubion source ou puits umbilicaux IDSS
⇄ données le CFC spatial : successeur du cubionlink RS-485, magic number π (@ref{cubion:3}) + lien optique haut débit cubionlink
💧 fluides eau, air, ergols — transfert et égalisation ravitaillement ISS
caloduc interface thermique inter-cubion — OBLIGATOIRE, non négociable boucles diphasiques

Pourquoi le caloduc est obligatoire : la 2e loi carré-cube, thermique (RÉEL, @ref{space-cubion:15}). Dans un agrégat, la puissance dissipée croît avec le volume (∝ r³) mais la surface qui rayonne croît avec la surface (∝ r²). Pour un agrégat sphérique de rayon r à puissance volumique q_v uniforme, le flux que la croûte doit évacuer vaut q_v·r/3 ; avec une capacité radiative surfacique q_s, la profondeur thermique maximale est :

r_therm = 3·q_s / q_v

Ordre de grandeur honnête : un space-cubion qui dissipe ~10 kW dans ~64 m³ donne q_v ≈ 150 W/m³ ; un radiateur corps-noir à 300 K rayonne q_s ≈ 460 W/m². D'où r_therm ≈ 9 m — à peine deux cubions de profondeur. Sans réseau thermique traversant les faces, tout agrégat 3×3×3 cuit son noyau. La conclusion architecturale est la même que pour la propulsion : la croûte est le radiateur du noyau, exactement comme elle est son moteur (@ref{space-cubion:4}). Le caloduc inter-cubion est donc du même rang que la structure : une face sans interface thermique n'est pas conforme CDS. (Les radiateurs déployables de croûte et les températures de boucle sont [HYPOTHÈSE] de dimensionnement, pas de principe.)

3. mount = amarrage : le handshake [POSÉ]

Le space-cubion est un ploxion : son cycle de vie est contractuel. mount se déroule en cinq temps, et l'ordre est gelé — le logiciel avant l'ouverture, toujours :

  1. Approche + soft capture — amortissement, alignement (mécanique pure).
  2. Hard capture — verrouillage structurel, vérification d'étanchéité.
  3. Handshake logiciel (sur le CFC, avant toute ouverture) :
    • échange et vérification mutuelle des identités GPG (le space-cubion porte la clé de son propriétaire — l'identité est physique, comme le bion personnel, @ref{cubion:3}) ;
    • échange des vector clocks et premier merge des logs (@ref{xion-relativiste-v0}) ;
    • ALIGNEMENT au sens du triplet : comparaison des hash_générateur — tout ce qui est déjà commun ne sera jamais retransmis ; seuls les résidus voyagent, chiffrés GPG (@ref{adressage-generatif-triplet-v0:2}).
  4. Négociation de ressources — raccordement puissance, données, fluides ; le nouvel arrivant rejoint le réseau caloduc (sa charge thermique est ré-routée vers la croûte courante).
  5. Ouverture du passage — l'amarrage est complet ; l'agrégat a grandi d'un cubion.

Un amarrage dont le handshake logiciel échoue reste en mode quai : capture mécanique, zéro fusion d'état, zéro ouverture. On peut se tenir sans se faire confiance.

4. unmount = fork : la séparation propre [POSÉ]

unmount est un droit unilatéral — c'est la définition du space-cubion comme unité de consentement (@ref{space-cubion:2}). La séquence gelée :

  1. Déclaration de fork — aucun accord de l'agrégat requis ; un préavis, oui (le temps de la séquence, pas un droit de veto).
  2. Merge final — dernier échange de logs ; les deux historiques repartent chacun avec le VC de l'autre. Divergence = branche, au sens git (@ref{xion-relativiste-v0:4}).
  3. Découplage ressources — purge des lignes de fluides, isolation du bus de puissance, ré-autonomie thermique AVANT séparation (le partant redéploie ses propres radiateurs ; on ne largue jamais un cubion qui va cuire).
  4. Droit au silence — le partant libère toutes les ressources qu'il occupait dans l'agrégat et peut cesser d'émettre. Rien de lui n'est retenu, rien ne lui est réclamé.
  5. Séparation mécanique + delta-v de départ.

Invariant de consentement (RÉEL, formule @ref{space-cubion:2}) : à tout instant, chaque space-cubion maintient

Δv_réserve ≥ v_esc(plus gros agrégat consenti) = r·√(8πGρ/3)

Repères : r = 100 m, ρ = 2 000 → v_esc ≈ 0,11 m/s (le fork est gratuit) ; r = 100 km, ρ = 2 500 → ≈ 0,12 km/s ; agrégat lunaire → ≈ 2,37 km/s. S'amarrer à plus gros que sa réserve, c'est renoncer de fait au droit de partir : le contrat de mount vérifie cet invariant au handshake (étape 3) et refuse — ou dégrade en mode quai — si la réserve du candidat est insuffisante. Le droit de partir se dimensionne, il ne se décrète pas.

5. Rétrocompatibilité éternelle [POSÉ] — le dogme

  • La géométrie de face (cadre 4,096 m, passage Ø 800 mm, position des connecteurs) ne change jamais. Les évolutions passent par des capacités négociées au handshake (étape 4), jamais par une rupture d'interface — le modèle est le triplet : le format est gelé, les générateurs au-dessus évoluent.
  • Toute version future du CDS doit s'amarrer à un cubion v0 en mode dégradé au minimum (structure + passage + caloduc). Le caloduc fait partie du socle éternel, pas des options.
  • Un agrégat mixte multi-générations est le cas nominal, pas l'exception : c'est l'anatomie géologique du vaisseau-mère (@ref{space-cubion:4}) — chaque couche une époque, toutes amarrées.

6. Ce qui reste à prototyper [HYPOTHÈSE]

  • Le mécanisme de capture pleine-face carré (l'IDSS est circulaire sur coque ; le cadre carré structurel est une extension non volée à ce jour) — Palier 0 : deux prototypes s'amarrent, se séparent proprement et mergent leurs logs (@ref{space-cubion:14}).
  • Dimensionnement du réseau caloduc (fluide, températures de boucle, radiateurs de croûte déployables/rétractables au fil des mounts).
  • Transfert d'ergols cryogéniques par la face (l'égalisation eau/air est acquise à l'échelle ISS ; le cryo inter-modules ne l'est pas).
  • Le surcoût massique du cube pressurisé vs cylindre (+2040 %) : prix assumé du pavage, à mesurer sur prototype.
  • Reprise des efforts à 1 g d'accélération soutenue à travers N faces empilées (l'ISS n'accélère pas ; un agrégat qui pousse, si).

Ne pas nuire. Le standard n'existe que pour une chose : que partir reste toujours possible. AGPL-3.0 · Août 2026 · cubion-docking-standard-v0